Blog de Diane Borgia

Votre amoureux (se) vient de vous quitter et vous souffrez le martyr!

Subir une rupture amoureuse, c’est souvent très douloureux. Lorsqu’on est quitté, il est fréquent de se sentir coupable, anxieux, en colère et déprimé. La plupart du temps, on peut être déboussolé et affecté émotionnellement pendant un certain temps, mais généralement, après quelques semaines, la vie devrait reprendre son cours normal et les émotions diminuent en intensité. Après quelque mois, on se sent habituellement près à passer à autre chose ou à s’engager dans une nouvelle relation.

 

Mais pour certaines personnes, c’est le contraire qui se produit. Avec le temps, leur douleur augmente au lieu de diminuer et elle s’accompagne alors d’obsessions diverses à propos de l’être aimé : vouloir lui parler, le revoir, s’expliquer, reprendre la relation, etc.

 

Dans de tels cas, il est fréquent que la personne souffre de dépendance affective, une des deux dépendances invisibles en lien avec la codépendance. La dépendance affective est bien plus répandue que ce que l’on croit généralement. En effet, certaines études ont démontré que 75% de la population en souffre.

 

Les caractéristiques de la dépendance affective n’apparaissent souvent qu’au moment d’une rupture de relation et l’individu présentera alors des symptômes de sevrage ressemblant de très près à un sevrage de drogue. Parmi ceux-ci on retrouve des tremblements, nausées, sueurs froides, nervosité excessive, attaques de panique, pensées obsessionnelles, maux de tête, perte d'appétit, insomnie, manque de concentration, crises d’anxiété, perte de mémoire, tendances dépressives, pensées suicidaires, etc.

 

Ces malaises ne disparaissent habituellement pas par eux-mêmes, c’est pourquoi il est généralement recommandé de se faire aider par un professionnel de la dépendance affective, de la codépendance. Cet aidant devrait être en mesure d’évaluer les symptômes et d’offrir une aide adéquate qui permettra non seulement de les gérer efficacement, mais d’accompagner l’individu afin qu’il puisse reprendre sa vie en main.

 

Plus la souffrance est importante, plus il est essentiel de se faire aider pour passer au travers cette période difficile et retrouver la paix et le bonheur.

 

Diane Borgia, B.Sc. en criminologie-psychothérapeute

Spécialisée en codépendance et gestion des émotions

 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.


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Desiterata

Gracieuseté photo-libre.fr
Gracieuseté photo-libre.fr

Va paisiblement ton chemin à travers le bruit et la hâte et souviens-toi que le silence est paix.

 

Autant que faire se peut et sans courber la tête, sois amis avec tes semblables ; exprime ta vérité calmement et clairement ; écoute les autres même les plus ennuyeux ou les plus ignorants. Eux aussi ont quelque chose à dire.

 

Fuis l'homme à la voix haute et autoritaire ; il pèche contre l'esprit.

 

Ne te compare pas aux autres par crainte de devenir vain ou amer, car toujours tu trouveras meilleur ou pire que toi.

Jouis de tes succès mais aussi de tes plans. Aime ton travail aussi humble soit-il car c'est un bien réel dans un monde incertain.

 

Sois sage en affaires car le monde est trompeur.

 

Sois toi-même et surtout ne feins pas l'amitié : n'aborde pas non plus l'amour avec cynisme car malgré les vicissitudes et les désenchantements il est aussi vivace que l'herbe que tu foules.

 

Inclines-toi devant l'inévitable passage des ans, laissant sans regret la jeunesse et ses plaisirs.

 

Sache que pour être fort tu dois te préparer, mais ne succombe pas aux craintes chimériques qu'engendrent souvent fatigue et solitude.

 

En deçà d'une sage discipline, sois bon avec toi-même. Tu es bien fils de l'univers, tout comme les arbres et les étoiles. Tu y as ta place.

 

Quoique tu en penses, il est clair que l'univers continue sa marche comme il se doit.

 

Sois donc en paix avec Dieu, quel qu'il puisse être pour toi ; et quelque soit ta tâche et tes inspirations dans le bruit et la confusion, garde ton âme en paix.

 

Malgré les vilenies, les labeurs, les rêves déçus la vie a encore sa beauté.

 

Sois prudent. Essaie d'être heureux.

 

Max Ehrmann

 

Traduction d'un texte daté de 1962 et trouvé dans la vieille église St-Paul de Baltimore.


Gérer ses émotions


Tiré du livre Amour Toxique- De la codépendance à l'amour de soi.
Tiré du livre Amour Toxique- De la codépendance à l'amour de soi.

La majorité des individus est convaincu que ce sont les autres et les situations qui sont la cause principale de leur malheur. Croire que nos émotions sont causées par les autres nous maintient dans une dépendance nocive que l’on nomme dépendance émotive. Dans les faits, la principale cause de nos émotions réside dans notre manière de penser. Pour bien comprendre, voyons ensemble le tableau ci-joint.

 

La première figure, appelée «ocassion de vivre des émotions», consiste dans l’ensemble des situations et des événements de la vie à propos desquels on peut vivre des émotions. Il est important de retenir que les occasions sont neutres et ne causent aucune émotion. Dans les faits, ce sont les pensées (2ième figure) qui germent automatiquement à propos des occasions qui causent les émotions et que celles-ci entrainent dans leurs sillons les comportements et leurs conséquences. Donc, aucune situation ne peut nous faire souffrir. C’est nous qui, par notre manière de penser à propos des occasions, nous causons à nous-mêmes nos propres émotions. C’est donc à chacun que revient la responsabilité de changer ses pensées pour être plus heureux. Il est certain que cela demande des efforts et du temps pour y arriver et que souvent il est préférable de se faire «coacher» par un professionnel dans le domaine, mais le bonheur tant désiré est tout de même possible pour tous.

 

Une fois qu’on a réussi à changer nos pensées et qu’on réalise que notre bonheur ne dépend plus des autres ou de la vie, il est alors possible d’être heureux. Applaquant moi-même ces principes dans ma vie personnelle depuis quelques décennies, je peux vous assurer qu’ils sont efficaces.

 

Diane Borgia, B.Sc, é.r.

Criminologue-psychothérapeute

Spécilaisée en codépendance et gestion des émotions


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LA COMPASSION… la couleur visible du cœur

Gracieuseté de photo-libre.fr
Gracieuseté de photo-libre.fr

La compassion n’est pas là une attitude qui prend racine dans l’ÊTRE ? ÊTRE un être de compassion entraîne généralement des comportements et un faire plus appropriés. Il est évident que pour aider efficacement, l'individu doit avoir développer une bonne dose de compassion qui lui permettra d’ÊTRE en relation avec l’autre. Mais, qu’est-ce au juste que la compassion ?

 

D’abord, il faut dire que la compassion n’a rien à voir avec la sympathie, cette dernière étant une attitude menée par sa propre souffrance non résolue ainsi que par un manque de détachement émotif. En relation d’aide, se mettre dans les bottines de l’autre, c’est risquer de perdre son objectivité et de se laisser mener par ses propres émotions donc, c’est risqué de perdre de vue les besoins du client et de laisser transpirer des tentatives de contrôle sous-tendues par des désirs non-avoués de diminuer ses propres tensions émotives.

 

La vraie compassion réside dans la capacité d’être disponible à l’autre, de cœur et d’esprit. C’est une attitude mue par l’amour, l’acceptation, la confiance et le respect de l’autre. La compassion et l’empathie sont des éléments essentiels à la relation d’aide et liés étroitement à l’ÊTRE.

 

Les Anciens décrivent la voie de la compassion comme une science et la compassion comme des qualités précises de pensée, de sentiment et d’émotion. La pensée sans attachement au résultat de l’événement. Le sentiment sans distorsion du préjugé et du conditionnement. L’émotion sans la charge de la polarité.

 

On peut définir la compassion comme le fait de permettre à un autre individu des possibilités de pensée, de sentiment et d’émotion qu’on ne se permettrait pas soi-même.  En même temps, on entreprend toute action, sans attachement envers le résultat[1].

 

Pour reprendre les paroles de Gregg Braden, la compassion n’est pas une invitation à la non-action ou à la complaisance. Elle n’est pas une permission de rester à ne rien faire en considérant les événements de la vie dans une perspective de non-engagement, d’insensibilité ou de déni.

 

Devenir la compassion, c’est plutôt s’immerger pleinement dans l’expérience de la vie à partir d’un endroit de non-jugement. Pour pouvoir y arriver, Il faut avoir développé un très grand sentiment d’acceptation, de soi d’abord, des expériences de la vie et des autres. La compassion vient avec la sagesse du cœur. Elle prend sa source au plus profond de notre esprit, de notre cœur et de notre âme qui ont pour source première, la Source Universelle.

 

Être un intervenant efficace suppose d’abord être un ÊTRE de COMPASSION car, sans cela, l’intervention demeure une intervention de solution technique qui ne nourrie point le cœur de l’autre et qui risque même de le maintenir dans une dépendance envers l’intervenant et l’intervention. Ce faisant, cela risque de le priver de la possibilité qu’il ne découvre, en lui, la Source Universelle. Notre mandat n’est pas de donner à l’autre ce qu’il n’a pas, mais de lui permettre de trouver la route qui le mènera à la source même de sa souffrance, premier pas vers la découverte du Soi.

 

En ce sens, il m’apparaît alors important d’évaluer sa propre capacité de compassion. Est-ce que j’ai suffisamment travaillé sur ma propre souffrance pour être capable d’être disponible à celle de l’autre ?  Est-ce que j’ai travaillé à développer mes qualités de cœur ? Sinon, comment puis-je pensé être en mesure d’aider l’autre dans sa souffrance si je suis fermé et non-disponible à ma propre souffrance.

 

Diane Borgia, B.Sc, é.r.

Criminologue-psychothérapeute

Spécilaisée en codépendance et gestion des émotions


[1] Gregg Braden, MARCHER ENTRE LES MONDES, Ariane, p.62

 


Croyances et dépendances

Gracieuseté de photo.fr
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Saviez-vous que nos émotions et nos comportements s'enlignent directement sur nos croyances?

 

Alors, si on pense ne pas être capable de vivre sans l'amour de notre partenaire 

et que cela serait la fin du monde s'il nous quittait, cela nous amène à vivre de l'anxiété et à développer de la dépendance affective. Donc, il est primordial de s'arrêter pour découvrir nos croyances, n'est-ce pas!!!

 

«Je t'aime à la folie.» « J'ai besoin de toi.» «Je ne peux vivre sans toi.» Voilà des mots entretenus par les dépendants affectifs. Ne pas être capable d'être bien seul, reflète des signes de dépendance affective.

 

Les dépendants affectifs (codépendants) croient ne pas être des personnes valables et dignes d'être aimé, c'est pourquoi ils accordent plus d'importance aux autres qu'à eux-mêmes.

 

Être dépendant affectif, c'est croire que pour être aimé et apprécié, on doit se surpasser, se dévouer, être parfait. C'est pourquoi on se retrouve souvent à bout de souffle et déprimé. Et cette dépendance débute dans la tête de chacun.

 

Nos idées engendrent notre souffrance qui accompagne nos amours, c'est ça l'amour toxique, l'amour qui fait mal. Et, en aidant les autres, on oublie sa propre souffrance. C'est comme une drogue.

 

Chercher à être aimé en se donnant corps et âme pour rendre un autre heureux est un bien mauvais choix. Et, lorsque l'autre ne répond pas à nos attentes, on devient facilement frustré et en colère.

 

Bien sûr! On a tellement fait pour l'autre qu'on se dit qu'il est normal que l'autre réponde à nos désirs. C'est pourquoi les blâmes, les critiques et les insultes sont le lot des relations toxiques.

 

Il faut comprendre que deux êtres malheureux ne peuvent pas donner un couple heureux. Alors, travaillons à nous libérer de notre dépendance affective, de notre codépendance.

 

Diane Borgia, B.Sc, é.r.

Criminologue-psychothérapeute

Spécilaisée en codépendance et gestion des émotions


Problématique qui affecte plus de 85% de la population.

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Votre amoureux (se) vient de vous quitter et vous souffrez le martyr!
Subir une rupture amoureuse, c’est souvent très douloureux. Lorsqu’on est quitté, il est fréquent de se sentir coupable, anxieux, en colère et déprimé. La plupart du temps, on peut être déboussolé et affecté émotionnellement pendant un certain temps, mais généralement, après quelques semaines, la vie devrait reprendre son cours normal et les émotions diminuent en intensité. Après quelque mois, on se sent habituellement près à passer à autre chose ou à s’engager dans une nouvelle relation.   Mais pour certaines personnes, c’est le contraire qui se produit. Avec le temps, leur douleur augmente au lieu de diminuer et elle s’accompagne alors d’obsessions diverses à propos de l’être aimé : vouloir lui parler, le revoir, s’expliquer, reprendre la relation, etc.   Dans de tels cas, il est fréquent que la personne souffre de dépendance affective, une des deux dépendances invisibles en lien avec la codépendance. La dépendance affective est bien plus répandue que ce que l’on croit généralement. En effet, certaines études ont démontré que 75% de la population en souffre.   Les caractéristiques de la dépendance affective n’apparaissent souvent qu’au moment d’une rupture de relation et l’individu présentera alors des symptômes de sevrage ressemblant de très près à un sevrage de drogue. Parmi ceux-ci on retrouve des tremblements, nausées, sueurs froides, nervosité excessive, attaques de panique, pensées obsessionnelles, maux de tête, perte d'appétit, insomnie, manque de concentration, crises d’anxiété, perte de mémoire, tendances dépressives, pensées suicidaires, etc.   Ces malaises ne disparaissent habituellement pas par eux-mêmes, c’est pourquoi il est généralement recommandé de se faire aider par un professionnel de la dépendance affective, de la codépendance. Cet aidant devrait être en mesure d’évaluer les symptômes et d’offrir une aide adéquate qui permettra non seulement de les gérer efficacement, mais d’accompagner l’individu afin qu’il puisse reprendre sa vie en main.   Plus la souffrance est importante, plus il est essentiel de se faire aider pour passer au travers cette période difficile et retrouver la paix et le bonheur.   Diane Borgia, B.Sc. en criminologie-psychothérapeute Spécialisée en codépendance et gestion des émotions   // Nom E-mail Message Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *. //
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Desiterata
Gracieuseté photo-libre.fr Gracieuseté photo-libre.fr Va paisiblement ton chemin à travers le bruit et la hâte et souviens-toi que le silence est paix.   Autant que faire se peut et sans courber la tête, sois amis avec tes semblables ; exprime ta vérité calmement et clairement ; écoute les autres même les plus ennuyeux ou les plus ignorants. Eux aussi ont quelque chose à dire.   Fuis l'homme à la voix haute et autoritaire ; il pèche contre l'esprit.   Ne te compare pas aux autres par crainte de devenir vain ou amer, car toujours tu trouveras meilleur ou pire que toi. Jouis de tes succès mais aussi de tes plans. Aime ton travail aussi humble soit-il car c'est un bien réel dans un monde incertain.   Sois sage en affaires car le monde est trompeur.   Sois toi-même et surtout ne feins pas l'amitié : n'aborde pas non plus l'amour avec cynisme car malgré les vicissitudes et les désenchantements il est aussi vivace que l'herbe que tu foules.   Inclines-toi devant l'inévitable passage des ans, laissant sans regret la jeunesse et ses plaisirs.   Sache que pour être fort tu dois te préparer, mais ne succombe pas aux craintes chimériques qu'engendrent souvent fatigue et solitude.   En deçà d'une sage discipline, sois bon avec toi-même. Tu es bien fils de l'univers, tout comme les arbres et les étoiles. Tu y as ta place.   Quoique tu en penses, il est clair que l'univers continue sa marche comme il se doit.   Sois donc en paix avec Dieu, quel qu'il puisse être pour toi ; et quelque soit ta tâche et tes inspirations dans le bruit et la confusion, garde ton âme en paix.   Malgré les vilenies, les labeurs, les rêves déçus la vie a encore sa beauté.   Sois prudent. Essaie d'être heureux.   Max Ehrmann   Traduction d'un texte daté de 1962 et trouvé dans la vieille église St-Paul de Baltimore. //
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Tiré du livre Amour Toxique- De la codépendance à l'amour de soi. Tiré du livre Amour Toxique- De la codépendance à l'amour de soi. La majorité des individus est convaincu que ce sont les autres et les situations qui sont la cause principale de leur malheur. Croire que nos émotions sont causées par les autres nous maintient dans une dépendance nocive que l’on nomme dépendance émotive. Dans les faits, la principale cause de nos émotions réside dans notre manière de penser. Pour bien comprendre, voyons ensemble le tableau ci-joint.   La première figure, appelée «ocassion de vivre des émotions», consiste dans l’ensemble des situations et des événements de la vie à propos desquels on peut vivre des émotions. Il est important de retenir que les occasions sont neutres et ne causent aucune émotion. Dans les faits, ce sont les pensées (2ième figure) qui germent automatiquement à propos des occasions qui causent les émotions et que celles-ci entrainent dans leurs sillons les comportements et leurs conséquences. Donc, aucune situation ne peut nous faire souffrir. C’est nous qui, par notre manière de penser à propos des occasions, nous causons à nous-mêmes nos propres émotions. C’est donc à chacun que revient la responsabilité de changer ses pensées pour être plus heureux. Il est certain que cela demande des efforts et du temps pour y arriver et que souvent il est préférable de se faire «coacher» par un professionnel dans le domaine, mais le bonheur tant désiré est tout de même possible pour tous.   Une fois qu’on a réussi à changer nos pensées et qu’on réalise que notre bonheur ne dépend plus des autres ou de la vie, il est alors possible d’être heureux. Applaquant moi-même ces principes dans ma vie personnelle depuis quelques décennies, je peux vous assurer qu’ils sont efficaces.   Diane Borgia, B.Sc, é.r. Criminologue-psychothérapeute Spécilaisée en codépendance et gestion des émotions // Comment gérer l'anxiété... //
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Gracieuseté de photo-libre.fr Gracieuseté de photo-libre.fr La compassion n’est pas là une attitude qui prend racine dans l’ÊTRE ? ÊTRE un être de compassion entraîne généralement des comportements et un faire plus appropriés. Il est évident que pour aider efficacement, l'individu doit avoir développer une bonne dose de compassion qui lui permettra d’ÊTRE en relation avec l’autre. Mais, qu’est-ce au juste que la compassion ?   D’abord, il faut dire que la compassion n’a rien à voir avec la sympathie, cette dernière étant une attitude menée par sa propre souffrance non résolue ainsi que par un manque de détachement émotif. En relation d’aide, se mettre dans les bottines de l’autre, c’est risquer de perdre son objectivité et de se laisser mener par ses propres émotions donc, c’est risqué de perdre de vue les besoins du client et de laisser transpirer des tentatives de contrôle sous-tendues par des désirs non-avoués de diminuer ses propres tensions émotives.   La vraie compassion réside dans la capacité d’être disponible à l’autre, de cœur et d’esprit. C’est une attitude mue par l’amour, l’acceptation, la confiance et le respect de l’autre. La compassion et l’empathie sont des éléments essentiels à la relation d’aide et liés étroitement à l’ÊTRE.   Les Anciens décrivent la voie de la compassion comme une science et la compassion comme des qualités précises de pensée, de sentiment et d’émotion. La pensée sans attachement au résultat de l’événement. Le sentiment sans distorsion du préjugé et du conditionnement. L’émotion sans la charge de la polarité.   On peut définir la compassion comme le fait de permettre à un autre individu des possibilités de pensée, de sentiment et d’émotion qu’on ne se permettrait pas soi-même.  En même temps, on entreprend toute action, sans attachement envers le résultat[1].   Pour reprendre les paroles de Gregg Braden, la compassion n’est pas une invitation à la non-action ou à la complaisance. Elle n’est pas une permission de rester à ne rien faire en considérant les événements de la vie dans une perspective de non-engagement, d’insensibilité ou de déni.   Devenir la compassion, c’est plutôt s’immerger pleinement dans l’expérience de la vie à partir d’un endroit de non-jugement. Pour pouvoir y arriver, Il faut avoir développé un très grand sentiment d’acceptation, de soi d’abord, des expériences de la vie et des autres. La compassion vient avec la sagesse du cœur. Elle prend sa source au plus profond de notre esprit, de notre cœur et de notre âme qui ont pour source première, la Source Universelle.   Être un intervenant efficace suppose d’abord être un ÊTRE de COMPASSION car, sans cela, l’intervention demeure une intervention de solution technique qui ne nourrie point le cœur de l’autre et qui risque même de le maintenir dans une dépendance envers l’intervenant et l’intervention. Ce faisant, cela risque de le priver de la possibilité qu’il ne découvre, en lui, la Source Universelle. Notre mandat n’est pas de donner à l’autre ce qu’il n’a pas, mais de lui permettre de trouver la route qui le mènera à la source même de sa souffrance, premier pas vers la découverte du Soi.   En ce sens, il m’apparaît alors important d’évaluer sa propre capacité de compassion. Est-ce que j’ai suffisamment travaillé sur ma propre souffrance pour être capable d’être disponible à celle de l’autre ?  Est-ce que j’ai travaillé à développer mes qualités de cœur ? Sinon, comment puis-je pensé être en mesure d’aider l’autre dans sa souffrance si je suis fermé et non-disponible à ma propre souffrance.   Diane Borgia, B.Sc, é.r. Criminologue-psychothérapeute Spécilaisée en codépendance et gestion des émotions [1] Gregg Braden, MARCHER ENTRE LES MONDES, Ariane, p.62   //
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