Blog de Diane Borgia

Gestion des émotions

Extrait de: Diane Borgia -  Petit dictionnaire du bonheur.

 

Vous présentez des problèmes émotifs de ce genre ? C'est  à dire..

  • d'anxiété chronique, de panique, d'angoisse, d'agoraphobie, etc.
  • de colère, d'impatience et d'agressivité
  • d'infériorité, de dévalorisation, de mésestime de soi et honte
  • de découragement, d'écoeurement et mal de vivre
  • d'inquiétude, de jalousie, de manque de confiance en soi
  • de dépendance affective et émotive
  • compulsions dans les achats, nourriture, le jeu...
  • Etc.

Il est important d'en connaitre la cause...

 

Généralement on s’entend pour dire qu’il existe deux causes aux émotions. La première est liée à l’instinct de survie, au thalamus, au cortex central, au sensori-moteur comme par exemple la peur instinctive face à un danger immédiat. La deuxième cause des émotions réside dans les pensées, croyances et jugements des humains.

 

C'est sur cette cause principale des émotions que l'on peut travailler en psychothérapie  avec un spécialiste de la gestion des émotions. Cela fait plus de 30 ans que j'offre de la psychothérapie avec cette approche pour fournir à mes clients des outils concrets pour faire une bonne gestion de leurs émotions.

 

Voyons comment ça se passe. Au fur et à mesure que les capacités cognitives se développent, la deuxième cause des émotions prend le pas sur la première pour devenir la principale cause des émotions chez les êtres humains. L’exemple qui suit démontre clairement que la pensée est la cause principale des émotions.

 

En effet, si on auditionne et interprète des mots tels que viol, inceste, injustice, guerre et massacre cela causera des émotions, alors que si les mêmes mots sont décrits dans une langue qu’on ne connaît pas, il sera impossible de les interpréter, donc aucune pensée ne naîtra à leur sujet et, par le fait même, aucune émotion ne sera ressentie.

 

Dans cet exemple, c’est donc la pensée formulée au sujet de l’interprétation du mot auditionné qui cause les émotions.

  

Un deuxième exemple nous démontre aussi la cause principale des émotions. De passage au Venezuela vous avez acheté un billet de tirage. De retour au pays, vous découvrez que vous êtes le gagnant d’un lot de 1 000 000,00 Bolivar. Tant et aussi long- temps que vous n’aurez pas d’idée sur la valeur réelle de ce mon- tant en dollar canadien, vos émotions varieront en fonction des pensées que vous aurez en tête. Au moment où vous comprenez que cela vaut moins de 500$ canadien, vous serez probablement fort déçu.

 

Donc, c’est de la connaissance réelle ou imaginaire d’une situation que surgit la pensée qui cause à son tour l’émotion. Le tableau ci-joint nommé OPECC, conçu à partir de l’approche psychothérapeutique émotivo-rationnelle (voir démarche émotivo-rationnelle) démontre très bien la principale cause des émotions.

 

Si on suit les éléments du tableau, on constate que ce sont les pensées (P) à propos des occasions (O) qui causent les émotions et qui engendrent les comportements (CPTS), qui entraînent à leur tour des conséquences (CONS).

Lire la suite 6 commentaires

Faire soi-même sa psychothérapie?

Qu'est-ce que la psychothérapie?  Est-ce possible de faire soi-même sa psychothérapie? Au Québec, l'acte de psychothérapie est-t-il protégé?

Définissons d’abord la première partie du mot, soit le préfixe psycho. Celui-ci fait référence à la psyché humaine et englobe tous les référentiels affectifs, ceux liés à la personnalité et aux relations avec soi et avec les autres. Le mot thérapie quant à lui a pour synonyme traitement. Donc faire une thérapie, c’est un processus par lequel on tente de résoudre une difficulté ou un problème qu’il soit de nature physiologique, psychologique, émotionnelle, etc. La psychothérapie, c’est le processus par lequel on tente de traiter ou de réduire, par divers moyens, des difficultés ou des problèmes d’ordre psychologique.

 

Que ce soit en cabinet privé ou en ligne, faire une psychothérapie demande du courage et de la volonté. Mais que veut dire faire sa psychothérapie?

 

Faire soi-même sa psychothérapie veut dire prendre la responsabilité d’utiliser soi-même des moyens concrets pour tenter de réduire ou de contrer certaines difficultés ou certains problèmes d’ordre psychologique. Cette définition est très importante à comprendre parce que, lorsqu’une personne s’adresse à un spécialiste de la psychothérapie pour se faire aider elle se doit de garder à l’esprit que le psychothérapeute ne peut, en aucune manière le guérir, le soigner ou régler ses troubles émotionnels et ses problèmes de comportement.

 

Un psychothérapeute professionnel, quelle que soit l’approche psychothérapeutique avec laquelle il travaille, se distingue par son adhérence à ce principe fondamental et qu’il ne se prend ni pour un sauveur, ni pour un Dieu.  Bien au contraire, un psychothérapeute professionnel agira consciemment à titre de guide, de coach. Je dirais même qu’il se doit d’être un excellent pédagogue afin d’être en mesure d’enseigner à son aidé comment s’y prendre pour s’aider lui-même et faire lui même sa propre thérapie.

 

Alors, si vous consultez un psychothérapeute pour un problème de codépendance, après lui avoir fait part de vos difficultés, soyez vigilant et attentif à ce qu’il peut vous proposer pour vous aider.  Osez, et c’est votre droit de le faire, osez lui demander de vous expliquer clairement comment il compte s’y prendre pour vous aider à développer votre capacité de vous prendre en charge, quels sont les moyens qu’il pense employer pour vous enseigner comment régler vos difficultés. Osez lui demander quelle est l’approche thérapeutique avec laquelle il travaille et s’il est membre d’une association ou d’une corporation de psychothérapeutes. Demander quel genre d’étude il a fait et de quelle école il est diplômé. Ce sont là des questions tout à fait appropriées qui pourrait vous permettre de vous faire une idée plus juste sur la qualité des services que pourrait vous rendre ce professionnel.

 

Je comparerais cette démarche à celle que vous prendriez pour choisir votre garagiste. Est-ce que vous êtes du genre à confier votre voiture au premier venu? Et le problème expliqué, est-ce que vous demandez comment il va s’y prendre pour le régler ? Combien de temps cela va prendre et combien ça va vous coûter ? Alors pourquoi vous gêner et être intimidé en face d’un psychothérapeute qui, pour se dire professionnel, se devrait d’être en mesure de répondre clairement à ce genre de questions.

 

Il ne faut pas oublié que présentement au Québec, il n’y a aucune loi qui régie la profession de psychothérapeute. Ce qui veut dire que n’importe qui, s’il le désire, peut se nommer psychothérapeute et ouvrir un bureau de consultation et ce, sans même avoir fait aucune formation dans le domaine de la psychologie. Depuis plus de trente ans que je travaille dans ce domaine et je peux vous dire que j’ai rencontré un certain nombre de ces prétendus-psy qui n’avaient, dans les faits, que le titre et certains d’entre eux ont posé des gestes nuisibles envers leurs clients ou encore leur ont fait perdre temps et argent..

 

Donc, soyez vigilant. Ayez l’œil ouvert. Si vous croyez être trop troublé pour y voir clair, faites-vous accompagner par une personne en qui vous avez confiance. Osez, osez, osez questionner, c’est la meilleure chose que vous pouvez faire.

 

Lorsqu’on consulte, une des premières choses à faire et c’est de demander comment votre psychothérapeute va s’y prendre pour vous aider. Un vrai professionnel est en mesure de vous offrir un coffre à outils concrets et il vous instruira sur la façon de les utiliser. Il devrait être en mesure d’évaluer vos difficultés et d’établir avec vous un plan de traitement approprié pour vous aider à atteindre vos objectifs.

 

Un grand nombre de personnes qui consultent des psychothérapeutes sont aux prises avec des troubles émotifs plus ou moins importants et plusieurs s’attendent à ce que le psychothérapeute leur donne LA PILULE MIRACLE pour régler leurs problèmes. Dans ce cas, ces personnes s’exposent davantage à rencontrer des charlatans qui promettent de trouver le bonheur presque sans effort et, bien souvent, à gros prix. Ces personnes n’ont pas compris que le véritable bien-être et le véritable bonheur ne s’acquiert qu’au prix d’effort et que l’on doit y mettre du temps.

 

Une autre situation répandue dans le domaine de la psychothérapie, c’est le fait que plusieurs personnes passent plusieurs ou l’ensemble de leurs consultations thérapeutiques à parler, parler, parler et pendant ce temps, le psychothérapeute fait ce qu’on appelle de l’écoute active sans aucunement intervenir. Quoique la verbalisation du vécu ait des effets positifs temporaires, car elle peut permettre de libérer une énergie refoulée et qu’elle peut, à l’occasion, contribuer à régler certaines difficultés, la plupart du temps, la seule verbalisation ne règle pas les troubles émotifs à long terme. Combien de personnes sont déçues car elles finissent par avoir l’impression de tourner en rond et que le manque d’intervention de la part de leur psychothérapeute les laisse, le plus souvent, dans un état de confusion et d’angoisse inutile.

 

Je suis d’avis que si des personnes s’adressent à des professionnels en psychothérapie, ces derniers se devraient d’être en mesure, non seulement d’écouter leur clients avec empathie mais aussi de les aiguiller et de les guider dans leur démarche personnelle. Pour ce faire, ils se doivent d’intervenir activement durant la période de consultation. Dans le cas contraire, je dirais qu’il ne s’agit pas d’un aidant professionnel adéquat mais simplement d’un transfert d’argent d’un compte de banque dans un autre.

 

Faire soi-même sa psychothérapie veut aussi dire que le travail exécuté entre les rencontres thérapeutiques est d’une importance capitale pour le rétablissement du client. En effet, si ce dernier ne s’implique pas activement entre ses consultations, par exemple en faisant des lectures appropriées, des exercices pratiques, des actions précises et en utilisant les techniques et les outils qui lui sont fournis, il lui sera vain de s’attendre à des résultats marqués et durables.

 

Etre temporairement en état de dépendance face au psychothérapeute est tout à fait attendu mais celui-ci devrait, le plus tôt possible, aider son client à développer son autonomie en lui fournissant les moyens de se responsabiliser dans la gestion de sa vie affective et émotive.

 

Alors n’hésitez pas à poser à votre psychothérapeute toutes les questions pertinentes pour savoir comment il va s’y prendre pour vous aider à faire vous-même votre psychothérapie.

Lire la suite 9 commentaires

Votre amoureux (se) vient de vous quitter et vous souffrez le martyr!

Subir une rupture amoureuse, c’est souvent très douloureux. Lorsqu’on est quitté, il est fréquent de se sentir coupable, anxieux, en colère et déprimé. La plupart du temps, on peut être déboussolé et affecté émotionnellement pendant un certain temps, mais généralement, après quelques semaines, la vie devrait reprendre son cours normal et les émotions diminuent en intensité. Après quelque mois, on se sent habituellement près à passer à autre chose ou à s’engager dans une nouvelle relation.

 

Mais pour certaines personnes, c’est le contraire qui se produit. Avec le temps, leur douleur augmente au lieu de diminuer et elle s’accompagne alors d’obsessions diverses à propos de l’être aimé : vouloir lui parler, le revoir, s’expliquer, reprendre la relation, etc.

 

Dans de tels cas, il est fréquent que la personne souffre de dépendance affective, une des deux dépendances invisibles en lien avec la codépendance. La dépendance affective est bien plus répandue que ce que l’on croit généralement. En effet, certaines études ont démontré que 75% de la population en souffre.

 

Les caractéristiques de la dépendance affective n’apparaissent souvent qu’au moment d’une rupture de relation et l’individu présentera alors des symptômes de sevrage ressemblant de très près à un sevrage de drogue. Parmi ceux-ci on retrouve des tremblements, nausées, sueurs froides, nervosité excessive, attaques de panique, pensées obsessionnelles, maux de tête, perte d'appétit, insomnie, manque de concentration, crises d’anxiété, perte de mémoire, tendances dépressives, pensées suicidaires, etc.

 

Ces malaises ne disparaissent habituellement pas par eux-mêmes, c’est pourquoi il est généralement recommandé de se faire aider par un professionnel de la dépendance affective, de la codépendance. Cet aidant devrait être en mesure d’évaluer les symptômes et d’offrir une aide adéquate qui permettra non seulement de les gérer efficacement, mais d’accompagner l’individu afin qu’il puisse reprendre sa vie en main.

 

Plus la souffrance est importante, plus il est essentiel de se faire aider pour passer au travers cette période difficile et retrouver la paix et le bonheur.

 

Diane Borgia, B.Sc.

Criminologue-psychothérapeute

Spécialisée en codépendance et gestion des émotions

 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Lire la suite 2 commentaires

Croyances et dépendances

Gracieuseté de photo.fr
Gracieuseté de photo.fr

Saviez-vous que nos émotions et nos comportements s'enlignent directement sur nos croyances?

 

Alors, si on pense ne pas être capable de vivre sans l'amour de notre partenaire 

et que cela serait la fin du monde s'il nous quittait, cela nous amène à vivre de l'anxiété et à développer de la dépendance affective. Donc, il est primordial de s'arrêter pour découvrir nos croyances, n'est-ce pas!!!

 

«Je t'aime à la folie.» « J'ai besoin de toi.» «Je ne peux vivre sans toi.» Voilà des mots entretenus par les dépendants affectifs. Ne pas être capable d'être bien seul, reflète des signes de dépendance affective.

 

Les dépendants affectifs (codépendants) croient ne pas être des personnes valables et dignes d'être aimé, c'est pourquoi ils accordent plus d'importance aux autres qu'à eux-mêmes.

 

Être dépendant affectif, c'est croire que pour être aimé et apprécié, on doit se surpasser, se dévouer, être parfait. C'est pourquoi on se retrouve souvent à bout de souffle et déprimé. Et cette dépendance débute dans la tête de chacun.

 

Nos idées engendrent notre souffrance qui accompagne nos amours, c'est ça l'amour toxique, l'amour qui fait mal. Et, en aidant les autres, on oublie sa propre souffrance. C'est comme une drogue.

 

Chercher à être aimé en se donnant corps et âme pour rendre un autre heureux est un bien mauvais choix. Et, lorsque l'autre ne répond pas à nos attentes, on devient facilement frustré et en colère.

 

Bien sûr! On a tellement fait pour l'autre qu'on se dit qu'il est normal que l'autre réponde à nos désirs. C'est pourquoi les blâmes, les critiques et les insultes sont le lot des relations toxiques.

 

Il faut comprendre que deux êtres malheureux ne peuvent pas donner un couple heureux. Alors, travaillons à nous libérer de notre dépendance affective, de notre codépendance.

 

Diane Borgia, B.Sc, é.r.

Criminologue-psychothérapeute

Spécilaisée en codépendance et gestion des émotions

Lire la suite

La codépendance

Problématique qui affecte plus de 85% de la population.

 

Selon le concept de codépendance que j'ai élaboré, il y a près de 30 ans, toute personne aux prises avec une dépendance visible (les pétales de la fleur) tel l'alcoolisme, la toxicomanie, le jeu compulsif, etc., est d'abord et avant tout un codépendant. Oui, vous avez bien lu, un codépendant.

 

Donc, selon ce concept, on est loin de la description très limitative de la codépendante comme étant la conjointe d'un alcoolique, n'est-ce pas?

 

Cette évolution dans la vision de la codépendance nous a permis de traiter avec efficacité des milliers de toxicomanes, de joueurs compulsifs, d’acheteurs compulsifs, et autres dépendants qui ont réussi à éviter le transfert de dépendance ou des rechutes à répétition.

 

Pour ce faire, ils sont arrivés à réduire - ou à vaincre -  les dépendances émotive et affective (dépendances invisibles) par un travail en profondeur sur les quatre éléments au coeur de la codépendance.

 

Ainsi, les codépendants ont le pouvoir de développer leur capacité d'interpréter la réalité avec plus de justesse, une image plus réaliste d'eux-mêmes, une plus grande autonomie émotive et affective et de se débarrasser des faux besoins amoureux.

 

Il faut donc cesser de croire que le seul fait de cesser de consommer ou tout autre comportement de dépendance est suffisant pour s’en libérer de ses obsessions et pulsions.

 

Lorsque la souffrance engendrée par les dépendances invisibles (émotive et affective) devient trop importante, les risques de retourner dans ses anciennes habitudes  et dépendances augmentent proportionnellement à la douleur ressentie.

 

Mais, lorsqu’un travail en profondeur a été réalisé, souvent en psychothérapie,  la personne étant bien dans sa peu, autonome et capable de gérer ses émotions et de se rendre heureuse,.ne cherche plus des paradis artificiels.

 

Pour plus d'information, je vous invite à lire mon livre AMOUR TOXIQUE-De la codépendance à l'amour de soi.

 

Diane Borgia, B.Sc, é.r.

Criminologue-psychothérapeute

Spécilaisée en codépendance et gestion des émotions

 

 


Lire la suite

www.dianeborgia.com Blog Feed

Gestion des émotions
Extrait de: Diane Borgia -  Petit dictionnaire du bonheur.   Vous présentez des problèmes émotifs de ce genre ? C'est  à dire.. d'anxiété chronique, de panique, d'angoisse, d'agoraphobie, etc. de colère, d'impatience et d'agressivité d'infériorité, de dévalorisation, de mésestime de soi et honte de découragement, d'écoeurement et mal de vivre d'inquiétude, de jalousie, de manque de confiance en soi de dépendance affective et émotive compulsions dans les achats, nourriture, le jeu... Etc. Il est important d'en connaitre la cause...   Généralement on s’entend pour dire qu’il existe deux causes aux émotions. La première est liée à l’instinct de survie, au thalamus, au cortex central, au sensori-moteur comme par exemple la peur instinctive face à un danger immédiat. La deuxième cause des émotions réside dans les pensées, croyances et jugements des humains.   C'est sur cette cause principale des émotions que l'on peut travailler en psychothérapie  avec un spécialiste de la gestion des émotions. Cela fait plus de 30 ans que j'offre de la psychothérapie avec cette approche pour fournir à mes clients des outils concrets pour faire une bonne gestion de leurs émotions.   Voyons comment ça se passe. Au fur et à mesure que les capacités cognitives se développent, la deuxième cause des émotions prend le pas sur la première pour devenir la principale cause des émotions chez les êtres humains. L’exemple qui suit démontre clairement que la pensée est la cause principale des émotions.   En effet, si on auditionne et interprète des mots tels que viol, inceste, injustice, guerre et massacre cela causera des émotions, alors que si les mêmes mots sont décrits dans une langue qu’on ne connaît pas, il sera impossible de les interpréter, donc aucune pensée ne naîtra à leur sujet et, par le fait même, aucune émotion ne sera ressentie.   Dans cet exemple, c’est donc la pensée formulée au sujet de l’interprétation du mot auditionné qui cause les émotions.    Un deuxième exemple nous démontre aussi la cause principale des émotions. De passage au Venezuela vous avez acheté un billet de tirage. De retour au pays, vous découvrez que vous êtes le gagnant d’un lot de 1 000 000,00 Bolivar. Tant et aussi long- temps que vous n’aurez pas d’idée sur la valeur réelle de ce mon- tant en dollar canadien, vos émotions varieront en fonction des pensées que vous aurez en tête. Au moment où vous comprenez que cela vaut moins de 500$ canadien, vous serez probablement fort déçu.   Donc, c’est de la connaissance réelle ou imaginaire d’une situation que surgit la pensée qui cause à son tour l’émotion. Le tableau ci-joint nommé OPECC, conçu à partir de l’approche psychothérapeutique émotivo-rationnelle (voir démarche émotivo-rationnelle) démontre très bien la principale cause des émotions.   Si on suit les éléments du tableau, on constate que ce sont les pensées (P) à propos des occasions (O) qui causent les émotions et qui engendrent les comportements (CPTS), qui entraînent à leur tour des conséquences (CONS). Cette théorie explique aussi pourquoi des personnes peuvent avoir des réactions émotives tout à fait différentes à propos d’un même événement. Prenons l’exemple de Michel, Laurent et Mathieu qui visionnent un film au cinéma. Durant l’une des séquences du film où le héros sauve sa dulcinée d’un incendie, Michel se met à angoisser, alors que Laurent se sent coupable et, durant ce même laps de temps, Mathieu ressent une grande tristesse.   Quelle est la cause de leurs émotions respectives ? N’oublions pas que si la situation (la scène avec le héros) avait le pouvoir de causer des émotions, tous les garçons ressentiraient la même émotion, au même moment et à la même intensité. Comme ce n’est pas le cas, regardons de plus près ce qui s’est produit dans la réalité.   Michel a ressenti de l’anxiété parce qu’il a pensé que jamais il ne trouvera le grand amour qui le rendra heureux, qu’il est un cas désespéré. Laurent, croyant qu’il aurait dû aller travailler au lieu d’accompagner ses amis au cinéma, se sent coupable. Quant à Mathieu, il a ressenti une grande tristesse en regardant cette scène parce qu’il s’est dit que c’est vraiment dommage pour lui qu’il ne soit pas aussi beau et brave que le héros du film.   Il est très important de retenir que les occasions – événements et situations de notre vie - n’engendrent pas les pensées, mais que ces dernières émergent involontairement à la suite d’un événement réel ou imaginaire, tout comme il se peut qu’aucune pensée ne surgisse à propos de celui-ci. Tout comme dans la vie où quelquefois on voit le soleil et on pense à ce qu’il nous procure comme chaleur et bienfaits et qu’en d’autres circonstances on l’ignore tout simplement. Le soleil ne nous fait pas penser, c’est nous qui pensons à propos de lui. Donc, nul événement ne peut créer de pensées ; celles-ci émergent automatiquement lors de certains événements.   Comme les pensées causent les émotions, elles peuvent causer notre malheur. Dans ce cas, il faut apprendre à gérer nos émotions, en changeant nos pensées qui sont fausses pour d’autres qui correspondent à la réalité.   C’est sur cette cause des émotions qu’il est important de travailler pour diminuer les pensées irréalistes qui rendent le bonheur impossible. C’est d’ailleurs ce que soutiennent les Bouddhistes lorsqu’ils avancent que le bonheur tient à l’état d’esprit et non aux choses à l’extérieur de soi.  Comment gérer l'anxiété...
>> Lire la suite

Faire soi-même sa psychothérapie?
Qu'est-ce que la psychothérapie?  Est-ce possible de faire soi-même sa psychothérapie? Au Québec, l'acte de psychothérapie est-t-il protégé? Définissons d’abord la première partie du mot, soit le préfixe psycho. Celui-ci fait référence à la psyché humaine et englobe tous les référentiels affectifs, ceux liés à la personnalité et aux relations avec soi et avec les autres. Le mot thérapie quant à lui a pour synonyme traitement. Donc faire une thérapie, c’est un processus par lequel on tente de résoudre une difficulté ou un problème qu’il soit de nature physiologique, psychologique, émotionnelle, etc. La psychothérapie, c’est le processus par lequel on tente de traiter ou de réduire, par divers moyens, des difficultés ou des problèmes d’ordre psychologique.   Que ce soit en cabinet privé ou en ligne, faire une psychothérapie demande du courage et de la volonté. Mais que veut dire faire sa psychothérapie?   Faire soi-même sa psychothérapie veut dire prendre la responsabilité d’utiliser soi-même des moyens concrets pour tenter de réduire ou de contrer certaines difficultés ou certains problèmes d’ordre psychologique. Cette définition est très importante à comprendre parce que, lorsqu’une personne s’adresse à un spécialiste de la psychothérapie pour se faire aider elle se doit de garder à l’esprit que le psychothérapeute ne peut, en aucune manière le guérir, le soigner ou régler ses troubles émotionnels et ses problèmes de comportement.   Un psychothérapeute professionnel, quelle que soit l’approche psychothérapeutique avec laquelle il travaille, se distingue par son adhérence à ce principe fondamental et qu’il ne se prend ni pour un sauveur, ni pour un Dieu.  Bien au contraire, un psychothérapeute professionnel agira consciemment à titre de guide, de coach. Je dirais même qu’il se doit d’être un excellent pédagogue afin d’être en mesure d’enseigner à son aidé comment s’y prendre pour s’aider lui-même et faire lui même sa propre thérapie.   Alors, si vous consultez un psychothérapeute pour un problème de codépendance, après lui avoir fait part de vos difficultés, soyez vigilant et attentif à ce qu’il peut vous proposer pour vous aider.  Osez, et c’est votre droit de le faire, osez lui demander de vous expliquer clairement comment il compte s’y prendre pour vous aider à développer votre capacité de vous prendre en charge, quels sont les moyens qu’il pense employer pour vous enseigner comment régler vos difficultés. Osez lui demander quelle est l’approche thérapeutique avec laquelle il travaille et s’il est membre d’une association ou d’une corporation de psychothérapeutes. Demander quel genre d’étude il a fait et de quelle école il est diplômé. Ce sont là des questions tout à fait appropriées qui pourrait vous permettre de vous faire une idée plus juste sur la qualité des services que pourrait vous rendre ce professionnel.   Je comparerais cette démarche à celle que vous prendriez pour choisir votre garagiste. Est-ce que vous êtes du genre à confier votre voiture au premier venu? Et le problème expliqué, est-ce que vous demandez comment il va s’y prendre pour le régler ? Combien de temps cela va prendre et combien ça va vous coûter ? Alors pourquoi vous gêner et être intimidé en face d’un psychothérapeute qui, pour se dire professionnel, se devrait d’être en mesure de répondre clairement à ce genre de questions.   Il ne faut pas oublié que présentement au Québec, il n’y a aucune loi qui régie la profession de psychothérapeute. Ce qui veut dire que n’importe qui, s’il le désire, peut se nommer psychothérapeute et ouvrir un bureau de consultation et ce, sans même avoir fait aucune formation dans le domaine de la psychologie. Depuis plus de trente ans que je travaille dans ce domaine et je peux vous dire que j’ai rencontré un certain nombre de ces prétendus-psy qui n’avaient, dans les faits, que le titre et certains d’entre eux ont posé des gestes nuisibles envers leurs clients ou encore leur ont fait perdre temps et argent..   Donc, soyez vigilant. Ayez l’œil ouvert. Si vous croyez être trop troublé pour y voir clair, faites-vous accompagner par une personne en qui vous avez confiance. Osez, osez, osez questionner, c’est la meilleure chose que vous pouvez faire.   Lorsqu’on consulte, une des premières choses à faire et c’est de demander comment votre psychothérapeute va s’y prendre pour vous aider. Un vrai professionnel est en mesure de vous offrir un coffre à outils concrets et il vous instruira sur la façon de les utiliser. Il devrait être en mesure d’évaluer vos difficultés et d’établir avec vous un plan de traitement approprié pour vous aider à atteindre vos objectifs.   Un grand nombre de personnes qui consultent des psychothérapeutes sont aux prises avec des troubles émotifs plus ou moins importants et plusieurs s’attendent à ce que le psychothérapeute leur donne LA PILULE MIRACLE pour régler leurs problèmes. Dans ce cas, ces personnes s’exposent davantage à rencontrer des charlatans qui promettent de trouver le bonheur presque sans effort et, bien souvent, à gros prix. Ces personnes n’ont pas compris que le véritable bien-être et le véritable bonheur ne s’acquiert qu’au prix d’effort et que l’on doit y mettre du temps.   Une autre situation répandue dans le domaine de la psychothérapie, c’est le fait que plusieurs personnes passent plusieurs ou l’ensemble de leurs consultations thérapeutiques à parler, parler, parler et pendant ce temps, le psychothérapeute fait ce qu’on appelle de l’écoute active sans aucunement intervenir. Quoique la verbalisation du vécu ait des effets positifs temporaires, car elle peut permettre de libérer une énergie refoulée et qu’elle peut, à l’occasion, contribuer à régler certaines difficultés, la plupart du temps, la seule verbalisation ne règle pas les troubles émotifs à long terme. Combien de personnes sont déçues car elles finissent par avoir l’impression de tourner en rond et que le manque d’intervention de la part de leur psychothérapeute les laisse, le plus souvent, dans un état de confusion et d’angoisse inutile.   Je suis d’avis que si des personnes s’adressent à des professionnels en psychothérapie, ces derniers se devraient d’être en mesure, non seulement d’écouter leur clients avec empathie mais aussi de les aiguiller et de les guider dans leur démarche personnelle. Pour ce faire, ils se doivent d’intervenir activement durant la période de consultation. Dans le cas contraire, je dirais qu’il ne s’agit pas d’un aidant professionnel adéquat mais simplement d’un transfert d’argent d’un compte de banque dans un autre.   Faire soi-même sa psychothérapie veut aussi dire que le travail exécuté entre les rencontres thérapeutiques est d’une importance capitale pour le rétablissement du client. En effet, si ce dernier ne s’implique pas activement entre ses consultations, par exemple en faisant des lectures appropriées, des exercices pratiques, des actions précises et en utilisant les techniques et les outils qui lui sont fournis, il lui sera vain de s’attendre à des résultats marqués et durables.   Etre temporairement en état de dépendance face au psychothérapeute est tout à fait attendu mais celui-ci devrait, le plus tôt possible, aider son client à développer son autonomie en lui fournissant les moyens de se responsabiliser dans la gestion de sa vie affective et émotive.   Alors n’hésitez pas à poser à votre psychothérapeute toutes les questions pertinentes pour savoir comment il va s’y prendre pour vous aider à faire vous-même votre psychothérapie.
>> Lire la suite

Votre amoureux (se) vient de vous quitter et vous souffrez le martyr!
Subir une rupture amoureuse, c’est souvent très douloureux. Lorsqu’on est quitté, il est fréquent de se sentir coupable, anxieux, en colère et déprimé. La plupart du temps, on peut être déboussolé et affecté émotionnellement pendant un certain temps, mais généralement, après quelques semaines, la vie devrait reprendre son cours normal et les émotions diminuent en intensité. Après quelque mois, on se sent habituellement près à passer à autre chose ou à s’engager dans une nouvelle relation.   Mais pour certaines personnes, c’est le contraire qui se produit. Avec le temps, leur douleur augmente au lieu de diminuer et elle s’accompagne alors d’obsessions diverses à propos de l’être aimé : vouloir lui parler, le revoir, s’expliquer, reprendre la relation, etc.   Dans de tels cas, il est fréquent que la personne souffre de dépendance affective, une des deux dépendances invisibles en lien avec la codépendance. La dépendance affective est bien plus répandue que ce que l’on croit généralement. En effet, certaines études ont démontré que 75% de la population en souffre.   Les caractéristiques de la dépendance affective n’apparaissent souvent qu’au moment d’une rupture de relation et l’individu présentera alors des symptômes de sevrage ressemblant de très près à un sevrage de drogue. Parmi ceux-ci on retrouve des tremblements, nausées, sueurs froides, nervosité excessive, attaques de panique, pensées obsessionnelles, maux de tête, perte d'appétit, insomnie, manque de concentration, crises d’anxiété, perte de mémoire, tendances dépressives, pensées suicidaires, etc.   Ces malaises ne disparaissent habituellement pas par eux-mêmes, c’est pourquoi il est généralement recommandé de se faire aider par un professionnel de la dépendance affective, de la codépendance. Cet aidant devrait être en mesure d’évaluer les symptômes et d’offrir une aide adéquate qui permettra non seulement de les gérer efficacement, mais d’accompagner l’individu afin qu’il puisse reprendre sa vie en main.   Plus la souffrance est importante, plus il est essentiel de se faire aider pour passer au travers cette période difficile et retrouver la paix et le bonheur.   Diane Borgia, B.Sc. Criminologue-psychothérapeute Spécialisée en codépendance et gestion des émotions   Nom E-mail Message J'ai lu et accepte la Politique de confidentialité. Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.
>> Lire la suite

Croyances et dépendances
Gracieuseté de photo.fr Gracieuseté de photo.fr Saviez-vous que nos émotions et nos comportements s'enlignent directement sur nos croyances?   Alors, si on pense ne pas être capable de vivre sans l'amour de notre partenaire  et que cela serait la fin du monde s'il nous quittait, cela nous amène à vivre de l'anxiété et à développer de la dépendance affective. Donc, il est primordial de s'arrêter pour découvrir nos croyances, n'est-ce pas!!!   «Je t'aime à la folie.» « J'ai besoin de toi.» «Je ne peux vivre sans toi.» Voilà des mots entretenus par les dépendants affectifs. Ne pas être capable d'être bien seul, reflète des signes de dépendance affective.   Les dépendants affectifs (codépendants) croient ne pas être des personnes valables et dignes d'être aimé, c'est pourquoi ils accordent plus d'importance aux autres qu'à eux-mêmes.   Être dépendant affectif, c'est croire que pour être aimé et apprécié, on doit se surpasser, se dévouer, être parfait. C'est pourquoi on se retrouve souvent à bout de souffle et déprimé. Et cette dépendance débute dans la tête de chacun.   Nos idées engendrent notre souffrance qui accompagne nos amours, c'est ça l'amour toxique, l'amour qui fait mal. Et, en aidant les autres, on oublie sa propre souffrance. C'est comme une drogue.   Chercher à être aimé en se donnant corps et âme pour rendre un autre heureux est un bien mauvais choix. Et, lorsque l'autre ne répond pas à nos attentes, on devient facilement frustré et en colère.   Bien sûr! On a tellement fait pour l'autre qu'on se dit qu'il est normal que l'autre réponde à nos désirs. C'est pourquoi les blâmes, les critiques et les insultes sont le lot des relations toxiques.   Il faut comprendre que deux êtres malheureux ne peuvent pas donner un couple heureux. Alors, travaillons à nous libérer de notre dépendance affective, de notre codépendance.   Diane Borgia, B.Sc, é.r. Criminologue-psychothérapeute Spécilaisée en codépendance et gestion des émotions
>> Lire la suite