Faire soi-même sa psychothérapie

Faire soi-même sa psychothérapie. Est-ce possible? En quoi cela consiste? Quelle est la définition de la psychothérapie ? Au Québec, cet acte est-t-il protégé?

Faire soi-même sa psychothérapie. Définissons d’abord la première partie du mot, soit le préfixe psycho. Celui-ci fait référence à la psyché humaine et englobe tous les référentiels affectifs, ceux liés à la personnalité et aux relations avec soi et avec les autres. Le mot thérapie quant à lui a pour synonyme traitement. Donc faire une thérapie, c’est un processus par lequel on tente de résoudre une difficulté ou un problème qu’il soit de nature physiologique, psychologique, émotionnelle, etc. La psychothérapie, c’est le processus par lequel on tente de traiter ou de réduire, par divers moyens, des difficultés ou des problèmes d’ordre psychologique.

 

Faire soi-même sa psychothérapie veut dire prendre la responsabilité d’utiliser soi-même des moyens concrets pour tenter de réduire ou de contrer certaines difficultés ou certains problèmes d’ordre psychologique. Cette définition est très importante à comprendre parce que, lorsqu’une personne s’adresse à un spécialiste de la psychothérapie pour se faire aider elle se doit de garder à l’esprit que le psychothérapeute ne peut, en aucune manière le guérir, le soigner ou régler ses troubles émotionnels et ses problèmes de comportement.

 

Un psychothérapeute professionnel, quelle que soit l’approche psychothérapeutique avec laquelle il travaille, se distingue par son adhérence à ce principe fondamental et qu’il ne se prend ni pour un sauveur, ni pour un Dieu.  Bien au contraire, un psychothérapeute professionnel agira consciemment à titre de guide, de coach. Je dirais même qu’il se doit d’être un excellent pédagogue afin d’être en mesure d’enseigner à son aidé comment s’y prendre pour s’aider lui-même et faire lui même sa propre thérapie.

 

Alors, si vous consultez un psychothérapeute pour un problème de codépendance, après lui avoir fait part de vos difficultés, soyez vigilant et attentif à ce qu’il peut vous proposer pour vous aider.  Osez, et c’est votre droit de le faire, osez lui demander de vous expliquer clairement comment il compte s’y prendre pour vous aider à développer votre capacité de vous prendre en charge, quels sont les moyens qu’il pense employer pour vous enseigner comment régler vos difficultés. Osez lui demander quelle est l’approche thérapeutique avec laquelle il travaille et s’il est membre d’une association ou d’une corporation de psychothérapeutes. Demander quel genre d’étude il a fait et de quelle école il est diplômé. Ce sont là des questions tout à fait appropriées qui pourrait vous permettre de vous faire une idée plus juste sur la qualité des services que pourrait vous rendre ce professionnel.

 

Je comparerais cette démarche à celle que vous prendriez pour choisir votre garagiste. Est-ce que vous êtes du genre à confier votre voiture au premier venu? Et le problème expliqué, est-ce que vous demandez comment il va s’y prendre pour le régler ? Combien de temps cela va prendre et combien ça va vous coûter ? Alors pourquoi vous gêner et être intimidé en face d’un psychothérapeute qui, pour se dire professionnel, se devrait d’être en mesure de répondre clairement à ce genre de questions.

 

Il ne faut pas oublié que présentement au Québec, il n’y a aucune loi qui régie la profession de psychothérapeute. Ce qui veut dire que n’importe qui, s’il le désire, peut se nommer psychothérapeute et ouvrir un bureau de consultation et ce, sans même avoir fait aucune formation dans le domaine de la psychologie. Depuis plus de vingt-cinq ans que je travaille dans ce domaine et je peux vous dire que j’ai rencontré un certain nombre de ces prétendus-psy qui n’avaient, dans les faits, que le titre et certains d’entre eux ont posé des gestes nuisibles envers leurs clients ou encore leur ont fait perdre temps et argent..

 

Donc, soyez vigilent. Ayez l’œil ouvert. Si vous croyez être trop troublé pour y voir clair, faites-vous accompagner par une personne en qui vous avez confiance. Osez, osez,osez questionner, c’est la meilleure chose que vous pouvez faire.

 

Lorsqu’on consulte, une des premières choses à faire et c’est de demander comment votre psychothérapeute va s’y prendre pour vous aider. Un vrai professionnel est en mesure de vous offrir un coffre à outils concrets et il vous instruira sur la façon de les utiliser. Il devrait être en mesure d’évaluer vos difficultés et d’établir avec vous un plan de traitement approprié pour vous aider à atteindre vos objectifs.

 

Un grand nombre de personnes qui consultent des psychothérapeutes sont aux prises avec des troubles émotifs plus ou moins importants et plusieurs s’attendent à ce que le psychothérapeute leur donne LA PILULE MIRACLE pour régler leurs problèmes. Dans ce cas, ces personnes s’exposent davantage à rencontrer des charlatans qui promettent de trouver le bonheur presque sans effort et, bien souvent, à gros prix. Ces personnes n’ont pas compris que le véritable bien-être et le véritable bonheur ne s’acquiert qu’au prix d’effort et que l’on doit y mettre du temps.

 

Une autre situation répandue dans le domaine de la psychothérapie, c’est le fait que plusieurs personnes passent plusieurs ou l’ensemble de leurs consultations thérapeutiques à parler, parler, parler et pendant ce temps, le psychothérapeute fait ce qu’on appelle de l’écoute active sans aucunement intervenir. Quoique la verbalisation du vécu ait des effets positifs temporaires, car elle peut permettre de libérer une énergie refoulée et qu’elle peut, à l’occasion, contribuer à régler certaines difficultés, la plupart du temps, la seule verbalisation ne règle pas les troubles émotifs à long terme. Combien de personnes sont déçues car elles finissent par avoir l’impression de tourner en rond et que le manque d’intervention de la part de leur psychothérapeute les laisse, le plus souvent, dans un état de confusion et d’angoisse inutile.

 

Je suis d’avis que si des personnes s’adressent à des professionnels en psychothérapie, ces derniers se devraient d’être en mesure, non seulement d’écouter leur clients avec empathie mais aussi de les aiguiller et de les guider dans leur démarche personnelle. Pour ce faire, ils se doivent d’intervenir activement durant la période de consultation. Dans le cas contraire, je dirais qu’il ne s’agit pas d’un aidant professionnel adéquat mais simplement d’un transfert d’argent d’un compte de banque dans un autre.

 

Faire soi-même sa psychothérapie veut aussi dire que le travail exécuté entre les rencontres thérapeutiques est d’une importance capitale pour le rétablissement du client. En effet, si ce dernier ne s’implique pas activement entre ses consultations, par exemple en faisant des lectures appropriées, des exercices pratiques, des actions précises et en utilisant les techniques et les outils qui lui sont fournis, il lui sera vain de s’attendre à des résultats marqués et durables.

 

Etre temporairement en état de dépendance face au psychothérapeute est tout à fait attendu mais celui-ci devrait, le plus tôt possible, aider son client à développer son autonomie en lui fournissant les moyens de se responsabiliser dans la gestion de sa vie affective et émotive.

 

Alors n’hésitez pas à poser à votre psychothérapeute toutes les questions pertinentes pour savoir comment il va s’y prendre pour vous aider à faire vous-même votre psychothérapie.


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Commentaires : 7
  • #1

    Ouarti (vendredi, 30 octobre 2015 11:46)

    Bonjour j'ai un réel problème je m'énerve tout le temps et cela gâche ma relation avec ma famille et dans mon couple donc j'ai besoin d'astuce pour moins s'énerver pour rester calme pour connaître le bonheur merci

  • #2

    Diane Borgia (vendredi, 30 octobre 2015 11:52)

    Je comprends votre désir de trouver la paix et d'être heureux en famille, mais ceci n'est possible qu'à condition d'apprendre à gérer son impatience et sa colère. Une psychothérapie pourrait vous être utile, que ce soit en clinique privée ou par téléphone ou pas Skype.

    Si vous le désirez, faites moi parvenir un courriel à l'adresse suivante et je vous donnerai plus d'information. Bonne chance! Diane Borgia : dborgia@dianeborgia.com

  • #3

    katy (lundi, 17 octobre 2016 03:40)

    Bonjour je croit que jai vraiment besoin daide et je ne sais vraiment plus vers qui me tourner je ne sais pas a qui faire confiance jai besoin de parler pour etre certaine que jai un probleme quelle est la solution.. mais je suis convaincu que jai un probleme

  • #4

    Diane Borgia (lundi, 17 octobre 2016 06:10)

    Katy, je comprends votre demande, Mais vous devez me contacter par courrier : dborgia@dianeborgia.com. Merci.

  • #5

    Marchelle Steve (mercredi, 01 février 2017 11:05)


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  • #6

    Hamiti (mardi, 06 juin 2017 08:29)

    Bonjour
    Je suis une femme en souffrance depuis que j'ai épousée mon mari et encore plus maintenant que nous sommes séparés

  • #7

    Diane Borgia (mardi, 06 juin 2017 10:09)

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