APITOIEMENT- tiré du PETIT DICTIONNAIRE DU BONHEUR

Gracieuseté de Photo-libre.fr
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APITOIEMENT – Quoique l’on associe parfois la compassion, la sympathie et la miséricorde à l’apitoiement, celui-ci se révèle être une attitude négative engendrée par de une tristesse excessive qui mène le plus souvent à se recroqueviller sur soi-même et à se sentir victime de la vie et des autres. «Pauvre petit de moi, c’est donc pas drôle ce que je vis.» Se plaindre, gémir, trouver des excuses, s’auto-justifier, se prendre en pitié et s’attendrir sur ses difficultés et problèmes sont des actions liées à l’apitoiement. Il sert souvent de refuge à celui qui ne veut pas prendre ses responsabilités, tout en désirant attirer l’attention et la pitié d’autrui. Souvent celui qui s’apitoie facilement développe aussi l’habitude de se récompenser de mauvaises manières : il le mérite bien avec tout ce qu’il endure !

 

On dit que l'apitoiement sur soi-même est une faiblesse des plus néfastes et affaiblissantes que nous connaissions et qu'il constitue un obstacle à tout progrès personnel. Parce qu'il exige des doses excessives d'attention et de sympathie de la part des autres, il ne peut que nuire aux relations avec l’entourage.

 

Il existe une deuxième forme d’apitoiement qui consiste à s’apitoyer sur les autres. Malheureusement, lorsqu’on prend les autres en pitié on leur envoie le message qu’ils sont faibles et impuissants à changer leur vie. Pour certains, cela va contribuer à consolider leur rôle de victime impuissante (voir victimite), une habitude qui ne peut que leur faire du tort et les maintenir dans le malheur.

 

Pour sortir du piège de l’apitoiement, il faut gérer l’émotion de tristesse en changeant l’idée qui la cause, cesser de mettre la faute de ses difficultés et malheurs sur les événements et les autres et accepter d’agir en prenant la responsabilité (voir responsable) de sa vie émotive, personnelle, familiale et professionnelle. Prendre sa vie en main en mettant en action des moyens pour atteindre ses objectifs et développer l’appréciation et la gratitude, voilà des antidotes efficaces à l’apitoiement.

 

Diane Borgia, B.Sc, é.r.

Criminologue-psychothérapeute

 

Spécilaisée en codépendance et gestion des émotions